Capture d’écran 2017-04-11 à 18.48.56.png

LE THÉÂTRE DANSÉ

Photo © Les Directors

Comme Pina Bausch. j’aime l’enfance. Le permissif. Lever sa jupe et montrer sa culotte en toute innocence, se barbouiller de jaune d’oeuf, se rouler dans la boue, se disputer très fort en ne pensant pas un mot de ce que l’on s’envoie au visage. Sur scène on peut tout se permettre, c’est extraordinaire, mais sur scène on doit tout se permettre pour offrir à voir quelque chose d’extraordinaire. La scène bouge. Comme le monde. Elle est un miroir, que dis-je, un palais des glaces dans lequel on doit tous se regarder, elle est multiple, elle est humaine. Elle raconte des sentiments, des faits, des sensations, l’Homme. Elle pleure, rit, crie. Aussi la compagnie Vertiges a-t-elle choisi de l’explorer sous toutes ses facettes, d’en exploiter toutes les disciplines quand le propos s’y prête. Et avant cela, le théâtre et la danse vont pour moi de paire. Il n’y a pas un mot qui ne soit pas sorti d’un corps. Tout est mouvement. Le mouvement c’est la vie. La vie est ce dont on parle sur scène. 

V.E.R.T.I.G.E.S.


Une compagnie pluridisciplinaire,

Comme une salle d’interrogatoire, un fou rire, un carton d’invitation,

Pour que les espaces s’entrechoquent, que les corps fusionnent;

que les mots s’accidentent;

et que nos coeurs se lient à chaque nouvelle creation.

Pourvu qu’on se pose des questions,

Pourvu qu’on ait le Vertige.

Tout a commencé quand...

… j’ai écrit ma seconde pièce, Nulle part à l’heure. En 2014, je réunis une bande d’acteurs formidables, on fait des lectures, on joue dans un festival (Mises en Capsules, Théâtre Lepic) une forme courte de la pièce, puis une date est achetée. Alors que nous n’arrivons pas à attendrir les producteurs des théâtre parisiens privés, une ville nous ouvre ses portes, Fontenay le comte. En Vendée. Et nous voici partis, un 12m3 sous le bras, des gens, un décor, 6 sandwichs. Nous n’avions pas de structure, j’essaie de l’inventer ça me file le vertige.

80 pages et un nouveau spectacle plus tard, toujours la même histoire, de tête d’affiche requise souvent, de cahier des charges qui ne me correspond pas. J’ai lâché Nulle part à l’heure qui était formidable mais portait bien son nom. J’ai écrit EH BIEN, DANSEZ MAINTENANT ! et je l’ai fait lire à Charles Berling co-directeur de la scène nationale de Toulon. Il a dit monte ta compagnie, j’ai dit je suis en train, on a cogné nos verres de vin.

C’est une longue route un peu vieillotte, pleine de nids de poule et de soleil, de charrues remplies de camelote, de doigts tâchés d’encre, de falaises à couper le souffle, de fourre larmes et fous rires, de longues soirées sans sommeil, de grands sentiments de solitude, d’haleine retenue, de kilomètres de rails et d’angoisse, mais ça vaut la peine. La Liberté, ça vaut la peine.

Merci au Liberté scène nationale de Toulon pour son soutien, merci à Charles, Pascale, Benoît, merci à l’équipe de Châteauvallon scène nationale, merci à toute l’équipe de Mozaïc, à la Faïencerie Théâtre de Creil, Grégoire, à tous ceux qui de près ou de loin m’ont aidée à faire naître VERTIGES.


Compagnie Vertiges - Association Loi 1901 SIRET: 804 550 663 000 12 Licence: 2-1105953